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Investir en Private Equity (capital investissement) : le guide complet

Le private asset, qui englobe le private equity et la dette privée, consiste à investir dans des sociétés non cotées afin de financer leur création, leur développement, leur transmission ou leur restructuration. Ces participations sont généralement conservées plusieurs années avant d’être revendues. Il s’agit d’une classe d’actifs à horizon long terme, distincte des marchés financiers cotés.

Le private equity, ou capital-investissement, en est la composante la plus connue. Un particulier peut y accéder par un fonds fermé, un fonds evergreen, une assurance-vie ou un PER. En contrepartie, le capital est bloqué plusieurs années, parfois plus de dix ans, et le risque de perte en capital est réel. Le private equity peut avoir sa place dans un patrimoine déjà diversifié, avec un horizon long. Il n’est pas adapté à tout le monde.

En bref

  • Horizon : 5 à 12 ans selon le fonds.
  • Risque : perte en capital possible, liquidité limitée.
  • Accès : fonds fermés, fonds evergreen, assurance-vie, PER, holding.
  • Fiscalité : elle dépend de l’enveloppe, et plusieurs règles ont changé en 2026.
Aldric Emié
Aldric Emiérelu parl'équipe éditoriale de Climb

Mis à jour le 14-10-2026

Investir en Private Equity
Sommaire

Qu’est-ce que le private equity ?

Une société de gestion lève des capitaux auprès d’investisseurs, puis les investit au capital d’entreprises non cotées. Elle les accompagne en général quatre à sept ans : croissance, acquisitions, structuration. Elle revend ensuite ses participations. Le gain éventuel vient de la plus-value réalisée à la cession.

Trois acteurs interviennent : la société de gestion, qui sélectionne et suit les entreprises ; les investisseurs, institutionnels ou particuliers, qui apportent les capitaux ; les entreprises financées.

En France, le marché est profond. Selon l’étude France Invest et Grant Thornton publiée le 25 mars 2026, les acteurs français ont levé 42,9 Md€ et investi 36,4 Md€ dans 2 904 entreprises et projets d’infrastructure en 2025.

Les grandes stratégies

StratégieEntreprises viséesHorizon typiqueProfil de risqueÀ savoir
Capital-risque (venture)Jeunes entreprises innovantes8 à 12 ansÉlevéForte dispersion des résultats entre entreprises
Capital-développement (growth)PME et ETI en croissance5 à 8 ansModéré à élevéPrise de participation souvent minoritaire
Capital-transmission (LBO)Entreprises matures cédées4 à 7 ansModéré à élevéRecours à l’endettement pour financer le rachat
SecondaireParts de fonds existants rachetées4 à 8 ansModéréPortefeuilles déjà constitués, distributions plus rapides
Dette privéePrêts à des entreprises non cotées3 à 7 ansModéréRevenus réguliers, gain plafonné
InfrastructureÉnergie, transport, télécoms10 ans et plusModéréActifs tangibles, horizon très long

Les niveaux de risque sont indicatifs. Le risque réel dépend du fonds, de son gérant et de son millésime.

Que disent les études sur la performance passée ?

Les études sur la performance du capital-investissement mesurent un taux de rendement interne (TRI) net, c’est-à-dire la performance réalisée par un souscripteur après frais. Selon l’étude France Invest et EY publiée le 25 juin 2026 (32e édition, données à fin 2025), le TRI net du capital-investissement français s’élève à 10,7 % par an sur dix ans, et à 10,8 % par an depuis l’origine. Ce niveau recule par rapport à l’édition précédente, qui indiquait 12,4 % sur dix ans à fin 2024.

TRI net annuel sur dix ans, de fin 2015 à fin 2025

Capital-investissement français
 
10,7 %
CAC 40
 
9,5 %
CAC All-Tradable
 
8,9 %
CAC Mid & Small
 
5,5 %

Source : France Invest et EY, Performance nette des acteurs français du capital-investissement à fin 2025, 32e édition, 25 juin 2026. Comparaison selon la méthode PME, qui simule des flux d’investissement équivalents.

Ces chiffres sont une moyenne de marché, pas un objectif ni une promesse. Ils ne disent rien de la performance d’un fonds en particulier. L’AMF rappelle d’ailleurs que la performance des fonds proposés aux particuliers ne peut pas être assimilée par défaut à celle des fonds professionnels. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Comment un particulier peut-il investir en private equity ?

VéhiculeAccèsLiquiditéCadre fiscalPour qui
FCPR (fonds fermé)Grand public, ticket variable selon le fondsBloqué 8 à 12 ans en généralPour les FCPR dits fiscaux : exonération d’impôt sur le revenu sur les plus-values après 5 ans de conservation, prélèvements sociaux dusInvestisseur avec un horizon long, qui accepte le blocage
FPCI (fonds fermé)Réservé aux investisseurs avertis. Souscription minimale de 100 000 €, ramenée à 30 000 € sous conditions (règlement général de l’AMF, art. 423-49)Bloqué 8 à 12 ans en généralProche du FCPR, selon que le fonds est fiscal ou nonPatrimoine significatif, programme sur plusieurs millésimes
Fonds evergreenOuvert en continuRachats possibles à dates fixes, plafonnés, sans garantieSelon l’enveloppe de détentionInvestisseur qui veut une exposition stable dans le temps
Assurance-vie (unités de compte)Selon le contrat et l’assureurCelle du contrat, sous réserve de la liquidité du fondsFiscalité de l’assurance-vieInvestisseur qui veut centraliser et préparer une transmission
PERSelon le contratBloqué jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipéVersements déductibles dans les plafonds, sortie imposéePréparation de la retraite
FCPI investi en JEI, FIP Corse ou outre-merGrand publicParts à conserver au moins 5 ans, la durée de vie du fonds est souvent plus longueRéduction d’impôt sur le revenu de 30 %Contribuable imposé, avec un horizon long
Holding à l’ISVia la trésorerie de la sociétéCelle des fonds souscritsFiscalité de la société, régime du 150-0 B ter après un apport-cessionDirigeant, avant ou après une cession

Fonds fermé ou evergreen : quelle différence ?

Un fonds fermé appelle votre engagement progressivement, sur trois à cinq ans. Il investit, puis distribue le produit des cessions en fin de vie. Sa durée est fixée dès le départ, souvent huit à douze ans.

Un fonds evergreen investit votre argent dès la souscription. Il n’a pas de date de fin et propose des rachats à dates fixes. Ces rachats peuvent être plafonnés, voire suspendus, si les demandes dépassent ce que le fonds peut payer. Evergreen ne veut pas dire liquide.

Gérer la trésorerie en attente des appels de fonds

Avec un fonds fermé, la somme engagée n’est pas appelée en une fois. En attendant les appels, elle peut rester sur un support peu risqué et disponible. L’enjeu est de pouvoir répondre à chaque appel sans vendre un autre actif dans l’urgence. Votre conseiller construit ce calendrier avec vous.

Combien coûte un investissement en private equity ?

Les frais se cumulent à plusieurs niveaux :

  • Droits d’entrée, prélevés à la souscription.
  • Frais de gestion annuels de la société de gestion.
  • Commission de surperformance (carried interest), prélevée sur les plus-values au-delà d’un seuil.
  • Frais de l’enveloppe, si le fonds est logé dans une assurance-vie ou un PER.

Pour un FCPR, un FCPI ou un FIP, la documentation du fonds indique un taux de frais annuels moyens (TFAM). C’est le bon chiffre pour comparer deux fonds entre eux. Demandez-le toujours.

Chez Climb, vous ne payez pas d’honoraires de conseil. Climb est rémunéré par une partie des frais de vos contrats, versée par nos partenaires. Le détail de ces commissions vous est communiqué chaque année, comme l’impose la réglementation.

Quelle fiscalité pour le private equity en 2026 ?

EnveloppeFiscalité des gainsCe qui a changé en 2026
FCPR détenu en directPour les FCPR dits fiscaux : plus-values exonérées d’impôt sur le revenu si les parts sont conservées au moins 5 ans. Les distributions sont exonérées si elles sont réinvesties dans le fonds. Les prélèvements sociaux restent dus.Prélèvements sociaux portés de 17,2 % à 18,6 % sur la plupart des revenus du capital (loi de financement de la sécurité sociale pour 2026)
Assurance-vieFiscalité de l’assurance-vie, abattement après 8 ansPrélèvements sociaux maintenus à 17,2 %, l’assurance-vie étant exclue de la hausse
PERVersements déductibles dans les plafonds, capital et gains imposés à la sortiePrélèvements sociaux à 18,6 % sur les sommes récupérées depuis le 1er janvier 2026
FCPIRéduction d’impôt de 30 % pour les seuls FCPI investis en jeunes entreprises innovantes (JEI)Réduction supprimée pour les FCPI classiques, pour les versements depuis le 21 février 2026 (loi de finances pour 2026)
FIPRéduction d’impôt de 30 % pour les FIP investis en Corse ou en outre-merRéduction supprimée pour les FIP de métropole (loi de finances pour 2025)
Holding, apport-cession (150-0 B ter)Report d’imposition de la plus-value d’apportCession dans les 3 ans de l’apport : réinvestir 70 % du produit en 3 ans et conserver les actifs 5 ans, pour les cessions de titres apportés depuis le 21 février 2026 (loi de finances pour 2026)

Pour un FCPI investi en JEI, les versements ouvrant droit à la réduction sont plafonnés à 75 000 € par an pour une personne seule et à 150 000 € pour un couple. Le total des réductions obtenues sur ces dispositifs est limité à 50 000 € sur la période 2024 à 2028, et les parts doivent être conservées au moins cinq ans.

La fiscalité dépend de votre situation. Elle se regarde avec votre allocation, jamais seule. Un avantage fiscal ne compense pas un fonds mal choisi.

Les risques à connaître

  • Perte en capital : le capital investi n’est pas garanti. Une partie ou la totalité peut être perdue.
  • Liquidité : vous ne pouvez pas récupérer votre argent quand vous le souhaitez. Le blocage peut dépasser dix ans.
  • Valorisation : un fonds non coté n’a pas de cours quotidien. Sa valeur est estimée, en général chaque trimestre.
  • Calendrier : les premières années, la valeur d’un fonds fermé baisse souvent avant de remonter. C’est l’effet des frais et du temps nécessaire à la création de valeur.
  • Sélection : les résultats varient fortement d’un gérant à l’autre et d’un millésime à l’autre. Le choix du fonds pèse plus que le choix de la classe d’actifs.

Quand le private equity n’est pas adapté

Le private equity n’est pas fait pour vous si :

  • vous pourriez avoir besoin de cet argent dans les huit prochaines années ;
  • vous n’avez pas d’épargne de précaution disponible ;
  • votre patrimoine est déjà concentré sur une seule entreprise, souvent la vôtre ;
  • une baisse de valeur temporaire vous pousserait à vouloir sortir ;
  • vous ne pouvez pas répondre à des appels de fonds étalés sur plusieurs années.

Dans ces cas, d’autres décisions passent avant. Votre conseiller vous le dira.

Le private equity après une cession d’entreprise

Après une cession, la question n’est pas seulement « où placer ce capital ? ». C’est d’abord « dans quel ordre ? ». On sécurise d’abord ce dont vous aurez besoin. On fixe ensuite votre horizon et votre allocation. Le private equity vient après, souvent par étapes, sur plusieurs millésimes.

Si vous avez apporté vos titres à une holding avant la cession, le régime du 150-0 B ter s’applique. Si la holding cède dans les trois ans de l’apport, elle doit réinvestir au moins 70 % du produit de cession dans les trois ans, dans des activités éligibles, et conserver ces investissements cinq ans. Ces règles s’appliquent aux cessions de titres apportés réalisées depuis le 21 février 2026. Certains fonds de private equity sont éligibles. Cette décision engage plusieurs années et se prépare avant la cession.

Qui vous propose ce fonds ?

Avant de comparer deux fonds, regardez qui vous les propose et comment cet acteur est rémunéré.

ActeurQui fabrique les fonds proposésRémunérationVotre interlocuteurPérimètre du conseil
Banque privéeSouvent des fonds du groupe, parfois des fonds tiersFrais de gestion et commissions, selon les établissementsBanquier privéLarge, avec banque au quotidien et crédit
CGP traditionnelFonds de sociétés de gestion tiercesCommissions et/ou honorairesConseiller du cabinetVariable selon les cabinets
Acteur digitalSélection de fonds partenairesFrais de plateforme et/ou commissionsInterface, conseillers selon les acteursSouvent centré sur l’allocation
ClimbAucun produit maison, fonds de sociétés de gestion tiercesCommissions versées par les partenaires, détaillées chaque annéeUn conseiller dédiéAllocation, private equity, fiscalité, retraite, transmission, cession

Quel que soit votre interlocuteur, posez-lui trois questions. Qui gère ce fonds ? Combien coûte-t-il au total, chaque année ? Combien êtes-vous rémunéré si je souscris ?

Comment Climb sélectionne un fonds de private equity

Climb ne propose aucune solution d’investissement maison. Nous n’avons donc pas d’intérêt à privilégier un fonds plutôt qu’un autre : c’est en ce sens que notre conseil est sans conflit d’intérêts. Cette architecture ouverte nous donne accès aux meilleures solutions d’investissement pour votre profil, c’est-à-dire les plus pertinentes selon la méthode ci-dessous.

Nous regardons six critères :

  • L’équipe : son expérience, sa stabilité, sa spécialisation.
  • L’historique : les résultats sur plusieurs millésimes, en distinguant ce qui est réalisé de ce qui est encore latent.
  • Les frais : le coût total annuel, et le mode de calcul du carried interest.
  • L’alignement : la part que le gérant investit lui-même dans son fonds.
  • La liquidité : la durée de blocage, les conditions de rachat, les plafonds.
  • La place dans votre allocation : ce que le fonds apporte à ce que vous détenez déjà.

Nous travaillons avec des sociétés de gestion spécialisées, dont Altaroc et Eurazeo en private equity. La rémunération que nous verse chaque partenaire est prise en compte dans la sélection et vous est communiquée chaque année.

Se faire accompagner

Un conseiller dédié vous accompagne sur l’ensemble de vos décisions : allocation, private equity, fiscalité, retraite, transmission. Il vous explique ce que vous détenez et pourquoi. Vous recevez une réponse sous 24 h ouvrées.

Climb ne reçoit aucun fonds. Vos avoirs restent chez les établissements partenaires. Nos clients nous attribuent une note de 4,8/5 sur 1 874 avis Trustpilot (consultée le 12 octobre 2026).

Sources

Investir en private equity comporte un risque de perte en capital et un risque de liquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Climb est conseiller en investissements financiers, adhérent ANACOFI-CIF, association agréée par l’AMF, immatriculé à l’ORIAS sous le n° 16004687.

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Foire aux questions

🤔 Qu’est-ce que le Private Equity ?

Le private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans le capital d’entreprises non cotées en bourse, le plus souvent via un fonds. Une société de gestion les accompagne en général quatre à sept ans, puis revend ses participations. En contrepartie, le capital est bloqué plusieurs années et le risque de perte en capital est réel.

🤝 Peut-on investir en private equity avec peu d’argent ?

Oui, selon le véhicule. Certains contrats d’assurance-vie et fonds evergreen sont accessibles avec des tickets modestes. Les FPCI exigent en principe une souscription minimale de 100 000 €, ramenée à 30 000 € dans certains cas. Le montant compte moins que l’horizon : l’argent investi doit pouvoir rester bloqué.

🤝 Peut-on perdre son capital en private equity ?

Oui. Le capital n’est pas garanti. Une partie ou la totalité peut être perdue, notamment si les entreprises du portefeuille sont en difficulté.

🤷 FCPR, FPCI, FCPI : quelle différence ?

Le FCPR est ouvert au grand public. Le FPCI est réservé aux investisseurs avertis, avec une souscription minimale de 100 000 € (30 000 € sous conditions). Le FCPI investit dans des entreprises innovantes. Depuis le 21 février 2026, seul le FCPI investi en jeunes entreprises innovantes ouvre droit à une réduction d’impôt, de 30 %.

🤝 Quels sont les meilleurs fonds de Private Equity ?

Il n’existe pas de meilleur fonds dans l’absolu. Un fonds se choisit selon votre horizon, votre allocation et votre situation fiscale. Regardez l’équipe, l’historique sur plusieurs millésimes, les frais totaux et la liquidité. Notre page sur les sociétés de gestion présente les principaux acteurs en France.

🤔 Combien de temps l’argent est-il bloqué ?

En général huit à douze ans pour un fonds fermé. Pour un FCPI ou un FIP qui ouvre droit à une réduction d’impôt, les parts doivent être conservées au moins cinq ans. Un fonds evergreen permet des rachats à dates fixes, mais ils peuvent être plafonnés ou suspendus.

🤝 Le private equity dans une assurance-vie, est-ce pertinent ?

Cela peut l’être. Vous gardez la fiscalité de l’assurance-vie et ses atouts pour la transmission. Vérifiez les frais du contrat, qui s’ajoutent à ceux du fonds, et les conditions de sortie prévues par l’assureur.

🤝 Quelle fiscalité pour le private equity en 2026 ?

Elle dépend de l’enveloppe. Les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 % sur la plupart des revenus du capital, mais restent à 17,2 % en assurance-vie. Les réductions d’impôt sont désormais limitées aux FCPI investis en jeunes entreprises innovantes et aux FIP Corse et outre-mer.

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